Leçon 3. Pour la dégustation d’un vin – utilisons notre bouche !


Une fois en bouche, c’est là que tout se gâte…

c’est le moment où l’on utilise la « rétro-olfaction ». Ce mot barbare définit l’action qui consiste à faire rentrer de l’air dans la bouche afin d’aérer à nouveau le vin. Attention, ne vous étouffez pas !

Technique : mettez la bouche en forme de cœur pour aspirer un filet d’air. La technique n’est pas facile mais elle permet de faire exploser les arômes en bouche. L’analyse en bouche s’effectue comme l’analyse olfactive : sensations, mémoire. Cependant, on va découvrir de nouvelles sensations:le sucré, l’acidité et les tanins.

Le sucré, normalement, tout le monde trouve rapidement cette sensation de douceur.

L’acidité est également facilement perceptible, elle apporte de la fraicheur au vin cependant attention, point trop n’en faut.

Pour ce qui est des tanins, c’est moins évident. Tout d’abord, n’en cherchez pas dans le blanc ou le rosé, ils ne sont présents que dans les vins rouges (sauf quelques rares exceptions) . Vous allez sentir l’effet des tanins sur vos gencives et votre palais. La sensation peut être désagréable si vous êtes sensibles et si les tanins ne sont pas équilibrés (puissants, agressifs, astringents). Pour les vins de qualité, les tanins sont fondus avec les arômes et participent à la puissance du vin. Ils sont également un indicateur du potentiel de garde/conservation plus ou moins longue du vin. Plus il y a de tanins, plus il est apte à vieillir !

Vous êtes maintenant prête à déguster et apprécier le vin comme le fond les professionnels et amateurs de vins. Pensez que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, un vin est bon parce que vous l’aimez, alors…faites vous plaisir !

L’abus d’alcool reste toujours dangereux pour la santé, lors d’une dégustation pensez à recracher lorsque c’est possible, dans le cas contraire consommez avec modération.