Les étrennes, démodées ?


Depuis quelques jours, un mot revient assez souvent à mes oreilles et ce, quelque soit l’endroit où je me trouve. « Étrennes ». Ce mot qui me semblait d’un autre temps, autant dire « kitch » aujourd’hui, m’amène pour vous, à mener une petite enquête….

Tout d’abord, que veut dire le mot  « étrennes ».

Selon notre dictionnaire : prime ou gratification de fin d’année.

Ce mot vient de la déesse Sterna à laquelle les romains avaient dédiés un bois. Au début de chaque année, les plus anciens remettaient aux édiles (les magistrats de la cité) une petite branche en guise de porte bonheur et cette coutume s’est étendue peu à peu au monde entier.

Lorsqu’on parle d’étrennes de nos jours, il s’agit bien souvent d’une somme  d’argent remise aux pompiers, aux éboueurs ou aux gardien d’immeuble et pour ceux qui en dispose encore, aux gens de maison.

Voyons de plus près….

Selon des anciens manuels de Savoir vivre !

Pour la femme de ménage : «  il était délicat de lui remettre une enveloppe avec, environ le montant d’une semaine voir quatre semaines de salaire en fonction de son ancienneté » *

Pour les éboueurs, pompiers ou facteurs : Toujours selon mes anciens manuels de Savoir vivre, il convenait de remettre aux éboueurs et facteurs en échange de leur calendrier, 10 Francs (6,5€).

Pour les facteurs cette somme pouvait être multipliée, par certaines entreprises ou particuliers qui recevaient  beaucoup de courriers, de paquets ou à qui, le facteur avait rendu de nombreux services.

En dehors des pompiers du quartier, de nos jours , dans les grandes villes, nos facteurs et nos éboueurs changent si souvent « de tête »  que le contact qui existait auparavant, aujourd’hui est quasi inexistant ! Et lorsque l’on demande une faveur particulière, on sent chez certains facteurs une  « une grande problématique «  Cela ne fait pas partie de mes attributions… » Dommage !….

etrennes

Pour les « concierges » ou plus communément appelés « les gardiens d’immeuble ».

 » Le 1er janvier, les occupants de l’immeuble, devaient avoir à cœur d’offrir à leur concierge avec leurs meilleurs vœux, une enveloppe contenant une certaine somme. » * Cette somme était  à la hauteur de la satisfaction des occupants et en fonction des services rendus tout au long de l’année.

Si cet usage se perpétue encore, aujourd’hui, dans certains immeubles, il faut reconnaitre que ce sont les personnes les plus âgées qui y sont fidèles. Les plus jeunes estimant, à tort ou à raison, que la concierge touche un salaire et dispose de  quelques avantages, qui ne justifient pas cette pratique…

Voilà, le résultat de ma petite enquête sur les étrennes qui faisaient partie d’un certain Savoir vivre d’hier mais peut-être encore, d’aujourd’hui.

Je souhaiterais que vous m’apportiez vos remarques ou expériences à ce sujet.

Ces extraits ont été tirés de l’ouvrage «du Reader digest » « Savoir vivre & savoir plaire » 1973